J'pensais bien un jour écrire mais je me disais "non, pas l'inspi, pas le temps, pas l'envie, pas le talent". peut être bien, en tout cas, ca soulage et ca fait cicatriser.
J'pensais aussi être toujours soutenue dans la vie. Ca n'a pourtant pas toujours été le cas. Je faisais vraiment confiance aux gens, jusqu'a que je me rende compte que la plupart ne sont ni sincères, ni interessants. Seuls certains valent le déplacement et suscitent un interêt particulier. Ils laissent une trace, quoi qu'on y fasse.
Quand je dis ca, je pense surtout à trois personnes en particulier. Deux qui sont sans cesse là pour moi, avec qui ma complicité est immense et passionnante. J'apprend d'elles chaque jour, mais aussi de moi même, et surtout de la vie en général. Elles ont des experiences que je n'ai pas, et vice versa. On se complete assez, et finalement, ca doit être ça l'Amitié. Pourtant, les gens se confient souvent, sans savoir le risque que courent leurs confidences. Il ne faut pas s'ouvrir à n'importe qui, on n'est jamais à l'abri d'une trahison injuste et amère. Les gens ne font pas forcémment bon usage de notre vie, de nos confessions et de nos faiblesses. Revenons en à ces personnes.
La troisième est une personne que j'ai rencontré cette année, avec qui j'ai beaucoup sympathisé, et qui devenue rapidement très importante pour moi. Quoi qu'il en soit, un évènement l'a éloignée de nous, et nous a montré quelques facettes d'elles qu'on ne connaissaient pas. Certaines choses ont ensuite été balancées, et ont, si je puis parler ainsi, " foutu le bordel " dans cette Amitié. Pourtant, aujourd'hui, en ayant un coup de fatigue et de chagrin, cette personne est d'instinct venue vers moi et m'a pris dans ses bras. Le réconfort qui manquait depuis quelques mois. Les retrouvailles. Bref, j'espere que tout redeviendra comme avant, car cette brève mais douloureuse séparation amicale était lourde en conséquences, et donc lourde à (sup)porter.
J'aime la vie. Pourtant, ça n'a pas toujours été le cas. Les Autres (un grand "A" pour l'anonymat, car chacun connait des "Autres" différents. On remplace d'instinct ce mot par leurs propres Noms et Visages). Ces Autres, donc, sont presque toujours responsables de notre malheur - Dans mon cas, ils ont en quelque sorte tout mis en oeuvre pour me déstabiliser, et ne pas me laisser me justifier. C'est à ce moment précis que j'ai senti cette lassitude m'envahir, sans même l'avoir sentie arriver, cette fatigue de tout et de tout le monde. De devoir simplement faire face aux regards, aux critiques, et surtout à un abandon total des gens en qui on peut avoir confiance, c'est toujours douloureux.
Quoi qu'il en soit, j'ai pu m'en remettre, et ca ne sera pas grâce à eux, mais grâce à du repos, et à une remise en question sur moi même. Je ne vais pas me plaindre plus, car ma vie est tout sauf triste. Elle ne l'est plus en tout cas. Il faut simplement pouvoir et avoir l'idée de pouvoir retrouver confiance, non pas grâce à l'exterieur, mais grace à soi même. Et puis, il faut toujours un peu d'experience pour ne pas être totalement naïf - voire idiot - et pour pouvoir grandir et avancer. Comme dit l'autre, ce ne sont pas les expérience qui nous construisent mais ce que l'on fait de ces exprériences.
A quoi tient la vie finalement? Cela se limite à la vision de chacun, à un quotidien, à des gestes, des regards, des paroles. Parfois du soutien, parfois pas. On fait avec. Où sans. Parfois de petites attentions qui dévoilent la présence d'un être cher. Présent. Où disparu. Mais en grande partie, tout dépend de NOUS. Et de notre état d'esprit. On peu beaucoup avec de la volonté. Et de la motivation. Et de la confiance en soi.
Il faut s'accompagner des bonnes personnes, voila tout. Et ce n'est pas le plus facile.
Faire confiance aux autres aussi est important, mais il faut modérer et ne pas en devenir naïf et abusé. Car on reviendrait alors au début de cet article.
Simplement, je sais que nombre de gens vivent au quotidien des choses pas faciles. Voire mêmes survivent. Avec le temps, les blessures finissent par se refermer, même si il reste une cicatrice et qu'on y pense souvent.
Nous sommes là, en vie, et c'est là le plus important.